RECUEIL P-001 · Électronique · diodes

Diodes et diodes Zener : exercices corrigés d’électronique

Quatorze exercices progressifs de niveau post-bac sur les diodes, les modèles affines, le redressement, l’écrêtage, le filtrage et la régulation Zener, avec corrections détaillées.

Niveaux
BTS · L1–L2 · CPGE
Contenu
14 exercices · 7 niveaux
Mis à jour

Ce recueil part du modèle idéal et introduit progressivement le seuil direct, les modèles affines, le redressement, l’écrêtage, la régulation Zener et le filtrage. Il s’adresse aux étudiants d’un niveau post-bac en électronique : BTS, L1–L2, classes préparatoires ou formation équivalente. Les derniers exercices demandent une analyse plus complète des régimes et des signaux.

Conventions. Les sources et les résistances sont idéales. Les flèches des schémas fixent les orientations positives des tensions et des courants.

Niveau 1 — Déterminer l’état des diodes

Exercice 1 — Un interrupteur unidirectionnel

Diode idéale et résistanceSource à gauche, diode D en série sur le fil supérieur, anode à gauche et cathode à droite ; résistance R entre le nœud de sortie et la masse. La tension de sortie est orientée vers le haut.
Diode en série avec une charge résistive ; la barre du symbole repère la cathode.

Dans le montage représenté, EE est une tension continue réglable et R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. La diode DD est idéale : sa tension est nulle lorsqu’elle conduit.

  1. Déterminer us(E)u_s(E) et le courant i(E)i(E) dans la résistance.
  2. Donner les valeurs pour E=−3,0 VE=-3{,}0\,\mathrm{V}, 2,0 V2{,}0\,\mathrm{V} et 8,0 V8{,}0\,\mathrm{V}.
  3. Vérifier, pour chacun des deux régimes, que le sens du courant et la polarité aux bornes de la diode sont cohérents.
Correction de l’exercice 1

Question 1 — Déterminer la sortie et le courant. On examine d’abord la diode bloquée. Aucun courant ne traverse alors RR, donc us=Ri=0u_s=Ri=0. Sa cathode est au potentiel nul et sa tension anode-cathode vaut EE : ce régime est possible pour E≤0E\leq0. Si E>0E>0, la diode idéale conduit sans chute de tension ; la résistance reçoit toute la tension de la source, soit us=Eu_s=E et i=E/R>0i=E/R>0.

us(E)=max⁡(0,E),i(E)=max⁡(0,E)R.u_s(E)=\max(0,E),\qquad i(E)=\frac{\max(0,E)}{R}.

Question 2 — Appliquer les résultats. Pour E=−3,0 VE=-3{,}0\,\mathrm{V}, la diode bloque : us=0u_s=0 et i=0i=0. Pour E=2,0 VE=2{,}0\,\mathrm{V}, elle conduit : us=2,0 Vu_s=2{,}0\,\mathrm{V} et i=2,0 mAi=2{,}0\,\mathrm{mA}. Enfin, pour E=8,0 VE=8{,}0\,\mathrm{V}, on obtient us=8,0 Vu_s=8{,}0\,\mathrm{V} et i=8,0 mAi=8{,}0\,\mathrm{mA}.

Question 3 — Vérifier les régimes. Lorsque E<0E<0, l’anode est moins positive que la cathode puisque uD=E<0u_D=E<0 : le blocage supposé est cohérent. Lorsque E>0E>0, le courant calculé circule de l’anode vers la cathode, conformément au sens passant du modèle. À E=0E=0, les deux expressions se rejoignent avec un courant nul.

Exercice 2 — Seuil direct et charge

Résistance série, diode et chargeLa source E alimente, dans cet ordre, la résistance Rs, la diode D dont la cathode est à droite, puis la résistance de charge RL reliée à la masse. La sortie est prise aux bornes de RL.
Le courant positif circule de la source vers la charge lorsque la diode conduit.

On fait varier E≥0E\geq0 avec Rs=1,0 kΩR_s=1{,}0\,\mathrm{k\Omega} et RL=2,0 kΩR_L=2{,}0\,\mathrm{k\Omega}. La diode DD présente une chute de tension constante UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V} lorsqu’elle conduit.

  1. Déterminer le seuil de EE à partir duquel la diode conduit.
  2. Établir la caractéristique us(E)u_s(E) par morceaux.
  3. Calculer le courant, usu_s et la puissance reçue par RLR_L pour E=10,0 VE=10{,}0\,\mathrm{V}.
Correction de l’exercice 2

Question 1 — Trouver le seuil. Supposons d’abord que la diode soit bloquée. Elle ouvre alors la branche série : aucun courant ne traverse RsR_s ni RLR_L, et la tension aux bornes de chacune de ces résistances est nulle. L’anode de la diode est donc au potentiel EE, tandis que sa cathode est au potentiel de la masse. Sa tension anode-cathode vaut uD=Eu_D=E. Le blocage est cohérent tant que E≤UD=0,70 VE\leq U_D=0{,}70\,\mathrm{V} ; la conduction commence au-delà de ce seuil.

Question 2 — Établir la caractéristique. En dessous du seuil, la charge ne reçoit aucun courant et us=0u_s=0. Au-dessus, la loi des mailles s’écrit E=Rsi+UD+RLiE=R_si+U_D+R_Li. On en tire i=(E−UD)/(Rs+RL)>0i=(E-U_D)/(R_s+R_L)>0, puis us=RLiu_s=R_Li. La sortie est donc nulle avant le seuil et croît ensuite linéairement :

us(E)={0,0≤E≤0,70 V,RLRs+RL(E−0,70 V),E>0,70 V.u_s(E)=\begin{cases}0,&0\leq E\leq 0{,}70\,\mathrm{V},\\[2pt]\dfrac{R_L}{R_s+R_L}(E-0{,}70\,\mathrm{V}),&E>0{,}70\,\mathrm{V}.\end{cases}

Caractéristique de la diode et de sa chargeLa sortie reste nulle jusqu’à E égal à 0,70 volt, puis croît linéairement avec une pente de deux tiers ; à E égal à 10 volts, elle vaut 6,2 volts.us (V)E (V)
Le seuil direct crée un palier, suivi d’une droite de pente 2/3.

Les deux branches donnent us=0u_s=0 exactement au seuil, ce qui vérifie leur raccordement.

Question 3 — Calculer le point de fonctionnement. Pour E=10,0 VE=10{,}0\,\mathrm{V}, la diode est passante car la source dépasse le seuil. Le courant vaut i=9,30 V/3,0 kΩ=3,10 mAi=9{,}30\,\mathrm{V}/3{,}0\,\mathrm{k\Omega}=3{,}10\,\mathrm{mA}, d’où us=RLi=6,20 Vu_s=R_Li=6{,}20\,\mathrm{V}. La charge reçoit PL=usi≃19,2 mWP_L=u_si\simeq19{,}2\,\mathrm{mW}. On peut vérifier la maille : 3,10+0,70+6,20=10,0 V3{,}10+0{,}70+6{,}20=10{,}0\,\mathrm{V}.

Niveau 2 — Introduire la résistance interne d’une diode

Exercice 3 — Diode affine et équivalent de Thévenin

Modèle affine de diode avec chargeLa source E alimente, dans cet ordre, la résistance Rs, la diode D dont la cathode est à droite, puis la résistance de charge RL reliée à la masse. La sortie est prise aux bornes de RL.
Le courant positif circule de la source vers la charge lorsque la diode conduit.

L’alimentation varie de 00 à 12 V12\,\mathrm{V}, avec Rs=470 ΩR_s=470\,\Omega et RL=1,0 kΩR_L=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. On adopte pour DD un modèle affine par morceaux : elle est bloquée pour i=0i=0 et uD≤Uγ=0,60 Vu_D\leq U_\gamma=0{,}60\,\mathrm{V} ; lorsqu’elle conduit, uD=Uγ+rdiu_D=U_\gamma+r_di avec rd=30 Ωr_d=30\,\Omega et i>0i>0.

  1. Remplacer le circuit linéaire vu des bornes de la diode par son équivalent de Thévenin. En déduire le seuil de conduction.
  2. Établir i(E)i(E) et us(E)u_s(E) par morceaux, puis tracer la caractéristique de sortie.
  3. Pour E=9,60 VE=9{,}60\,\mathrm{V}, calculer ii, uDu_D et usu_s, puis vérifier la loi des mailles et la cohérence du régime choisi.
Correction de l’exercice 3

Question 1 — Réduire le circuit linéaire. Pour calculer la tension de Thévenin, on retire la diode. Aucun courant ne circule alors dans RsR_s ou dans RLR_L : la borne située du côté de RsR_s est au potentiel EE, et celle du côté de RLR_L est au potentiel nul. La tension de la première borne par rapport à la seconde vaut donc ETh=EE_{\mathrm{Th}}=E. Lorsque la source idéale de tension est court-circuitée, le trajet entre ces bornes traverse successivement RsR_s et RLR_L. La résistance de Thévenin est ainsi RTh=Rs+RL=1,47 kΩR_{\mathrm{Th}}=R_s+R_L=1{,}47\,\mathrm{k\Omega}. Si la diode reste bloquée, sa tension anode-cathode vaut EE ; elle commence à conduire lorsque EE dépasse Uγ=0,60 VU_\gamma=0{,}60\,\mathrm{V}.

Question 2 — Établir les deux régimes. En conduction, le modèle affine équivaut à une source de tension UγU_\gamma en série avec rdr_d. La maille de Thévenin donne E=RThi+Uγ+rdiE=R_{\mathrm{Th}}i+U_\gamma+r_di, soit

i(E)={0,0≤E≤Uγ,E−UγRs+RL+rd,E>Uγ.us(E)=RLi(E).i(E)=\begin{cases}0,&0\leq E\leq U_\gamma,\\[2pt]\dfrac{E-U_\gamma}{R_s+R_L+r_d},&E>U_\gamma.\end{cases}\qquad u_s(E)=R_Li(E).

Ici, Rs+RL+rd=1,50 kΩR_s+R_L+r_d=1{,}50\,\mathrm{k\Omega} : au-delà du seuil, la pente de us(E)u_s(E) vaut RL/(Rs+RL+rd)=2/3R_L/(R_s+R_L+r_d)=2/3. Les deux branches se raccordent en E=UγE=U_\gamma, où i=us=0i=u_s=0.

Caractéristique avec diode affineLa sortie reste nulle jusqu’à E égal à 0,60 volt. Elle croît ensuite linéairement avec une pente de deux tiers et atteint 6 volts pour E égal à 9,6 volts.us (V)E (V)
La résistance interne de la diode s’ajoute aux deux résistances du circuit lorsque la diode conduit.

Question 3 — Calculer et vérifier. À E=9,60 VE=9{,}60\,\mathrm{V}, le courant vaut i=(9,60−0,60)/1,50 kΩ=6,00 mAi=(9{,}60-0{,}60)/1{,}50\,\mathrm{k\Omega}=6{,}00\,\mathrm{mA}. Ainsi uD=0,60+30×0,006=0,78 Vu_D=0{,}60+30\times0{,}006=0{,}78\,\mathrm{V} et us=RLi=6,00 Vu_s=R_Li=6{,}00\,\mathrm{V}. On retrouve l’alimentation en additionnant les tensions : Rsi+uD+us=2,82+0,78+6,00=9,60 VR_si+u_D+u_s=2{,}82+0{,}78+6{,}00=9{,}60\,\mathrm{V}. Le courant est positif, ce qui valide l’hypothèse de conduction.

Niveau 3 — Redresser et écrêter un signal

Exercice 4 — Redressement simple alternance

Redressement simple alternanceSource à gauche, diode D en série sur le fil supérieur, anode à gauche et cathode à droite ; résistance R entre le nœud de sortie et la masse. La tension de sortie est orientée vers le haut.
Diode en série avec une charge résistive ; la barre du symbole repère la cathode.

La source délivre e(t)=Emsin⁡(ωt)e(t)=E_m\sin(\omega t) avec Em=12 VE_m=12\,\mathrm{V}. La diode est idéale et R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}.

  1. Décrire us(t)u_s(t) sur une période et tracer son allure.
  2. Calculer sa valeur moyenne ⟨us⟩\langle u_s\rangle et sa valeur efficace Us,effU_{s,\mathrm{eff}}.
  3. En déduire la puissance moyenne dissipée dans RR.
Correction de l’exercice 4

Question 1 — Décrire et tracer le signal. Posons θ=ωt\theta=\omega t. Pour 0≤θ≤π0\leq\theta\leq\pi, la source est positive : la diode idéale conduit et us=Emsin⁡θu_s=E_m\sin\theta. Pour π≤θ≤2π\pi\leq\theta\leq2\pi, la source est négative : la diode bloque, le courant est nul et us=0u_s=0. Cette succession se répète à chaque période de la source.

Redressement simple alternanceSur une période, la source est sinusoïdale entre moins 12 et plus 12 volts. La sortie suit la demi-sinusoïde positive de zéro à pi, puis reste nulle de pi à deux pi.tension (V)θ = ωt (rad)
La diode idéale ne laisse passer que l’alternance positive ; le signal d’entrée est montré en pointillés.

Question 2 — Calculer les deux valeurs caractéristiques. La moyenne se calcule sur une période entière 2π2\pi, même si seule la première demi-période contribue. Pour la valeur efficace, on moyenne le carré de la tension avant de prendre la racine :

⟨us⟩=12π∫0πEmsin⁡θ dθ=Emπ≃3,82 V.\langle u_s\rangle=\frac{1}{2\pi}\int_0^\pi E_m\sin\theta\,\mathrm d\theta=\frac{E_m}{\pi}\simeq3{,}82\,\mathrm{V}.

Us,eff2=12π∫0πEm2sin⁡2θ dθ=Em24,Us,eff=6,0 V.U_{s,\mathrm{eff}}^2=\frac{1}{2\pi}\int_0^\pi E_m^2\sin^2\theta\,\mathrm d\theta=\frac{E_m^2}{4},\qquad U_{s,\mathrm{eff}}=6{,}0\,\mathrm{V}.

Question 3 — En déduire la puissance. À chaque instant, la résistance dissipe p(t)=us(t)2/Rp(t)=u_s(t)^2/R. Sa moyenne dépend donc de Us,effU_{s,\mathrm{eff}}, et non du carré de ⟨us⟩\langle u_s\rangle : P=Us,eff2/R=36 mWP=U_{s,\mathrm{eff}}^2/R=36\,\mathrm{mW}.

Exercice 5 — Écrêteur symétrique à deux diodes

Écrêteur à deux diodes opposéesLa source e passe par la résistance R jusqu’au nœud S. Deux diodes relient S à la masse en parallèle : D plus a son anode en haut, D moins sa cathode en haut. La sortie est la tension de S par rapport à la masse.
Deux diodes montées en sens opposés fixent des seuils positif et négatif.

L’entrée ee varie de −6,0 V-6{,}0\,\mathrm{V} à +6,0 V+6{,}0\,\mathrm{V} et R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. Les deux diodes ont chacune un seuil direct UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V}. Aucune charge supplémentaire n’est branchée sur la sortie.

  1. Établir us(e)u_s(e) dans les trois domaines de fonctionnement.
  2. Indiquer quelle diode conduit pour chaque domaine et vérifier la cohérence aux frontières.
  3. Calculer la valeur absolue maximale du courant dans RR et la puissance instantanée maximale qu’elle dissipe.
Correction de l’exercice 5

Question 1 — Construire les trois branches. Pour ∣e∣≤UD|e|\leq U_D, aucune diode ne conduit : la résistance ne présente aucune chute de tension et us=eu_s=e. Quand ee dépasse UDU_D, la diode D+D_+ fixe la sortie à +UD+U_D. Quand ee devient inférieur à −UD-U_D, la diode D−D_- fixe au contraire la sortie à −UD-U_D. On obtient :

us(e)={−UD,e<−UD,e,−UD≤e≤UD,+UD,e>UD.u_s(e)=\begin{cases}-U_D,&e<-U_D,\\e,&-U_D\leq e\leq U_D,\\+U_D,&e>U_D.\end{cases}

Caractéristique de l’écrêteur à deux diodesLa sortie vaut moins 0,70 volt pour une entrée inférieure à moins 0,70 volt, suit l’entrée entre les deux seuils, puis vaut plus 0,70 volt au-delà.us (V)e (V)
La portion centrale a une pente de 1 ; les deux paliers correspondent aux diodes passantes.

Question 2 — Vérifier les diodes. Sur le palier positif, D+D_+ est passante et D−D_- reçoit une polarisation inverse ; sur le palier négatif, leurs rôles s’échangent. Au centre, les deux restent bloquées. Aux frontières e=±UDe=\pm U_D, la branche centrale et le palier correspondant donnent la même tension usu_s, et le courant dans RR tend vers zéro : il n’y a pas de saut dans la caractéristique.

Question 3 — Trouver les valeurs maximales. Le courant orienté de la source vers SS vaut iR=(e−us)/Ri_R=(e-u_s)/R. Sa valeur absolue est maximale pour e=±6,0 Ve=\pm6{,}0\,\mathrm{V}, car l’écart entre l’entrée et le palier vaut alors 6,0−0,70=5,30 V6{,}0-0{,}70=5{,}30\,\mathrm{V}. Ainsi ∣iR∣max⁡=5,30 mA|i_R|_{\max}=5{,}30\,\mathrm{mA} et pR,max⁡=R∣iR∣max⁡2≃28,1 mWp_{R,\max}=R|i_R|_{\max}^2\simeq28{,}1\,\mathrm{mW}. Pour e<0e<0, le courant algébrique est négatif : il circule réellement de SS vers la source.

Niveau 4 — Réguler avec une diode Zener

Exercice 6 — Première caractéristique de régulation

Zener seule en dérivationLa source E alimente la résistance R en série, puis un nœud de sortie. Une diode Zener relie ce nœud à la masse, cathode en haut et anode en bas. Aucune charge supplémentaire n’est branchée.
Zener en dérivation, cathode au nœud de sortie positif.

On fait varier EE de 00 à 12 V12\,\mathrm{V}, avec R=330 ΩR=330\,\Omega et sans charge supplémentaire. La Zener est modélisée en inverse par une branche ouverte pour us<UZ=5,1 Vu_s<U_Z=5{,}1\,\mathrm{V}, puis par une tension constante us=UZu_s=U_Z. Sa puissance admissible est PZ,max⁡=0,25 WP_{Z,\max}=0{,}25\,\mathrm{W}.

  1. Établir us(E)u_s(E) et le courant inverse iZ(E)i_Z(E) dans la plage indiquée.
  2. Calculer iZi_Z, PZP_Z et la puissance dissipée dans RR pour E=12 VE=12\,\mathrm{V}.
  3. En prolongeant le même modèle au-delà de 12 V12\,\mathrm{V}, déterminer la plus grande valeur de EE compatible avec PZ,max⁡P_{Z,\max}.
Correction de l’exercice 6

Question 1 — Séparer les régimes. Sans charge, le courant dans RR est nul tant que la Zener est ouverte. La résistance ne provoque alors aucune chute de tension et us=Eu_s=E. Cette solution reste possible pour E≤UZE\leq U_Z. Dès que E>UZE>U_Z, la Zener fixe us=UZu_s=U_Z ; la tension restante E−UZE-U_Z se retrouve aux bornes de RR. Le courant inverse devient donc positif :

us(E)=min⁡(E,UZ),iZ(E)=max⁡(0,E−UZR).u_s(E)=\min(E,U_Z),\qquad i_Z(E)=\max\left(0,\frac{E-U_Z}{R}\right).

Caractéristique de la régulation ZenerLa sortie suit l’alimentation de zéro à 5,1 volts puis reste à 5,1 volts lorsque la Zener régule, jusqu’à E égal à 12 volts.us (V)E (V)
Sans charge, la sortie suit E jusqu’à 5,1 V, puis reste constante.

Question 2 — Évaluer les dissipations. À E=12 VE=12\,\mathrm{V}, le régime Zener est actif et iZ=(12−5,1)/330≃20,9 mAi_Z=(12-5{,}1)/330\simeq20{,}9\,\mathrm{mA}. La puissance reçue par la Zener vaut PZ=UZiZ≃0,107 WP_Z=U_Zi_Z\simeq0{,}107\,\mathrm{W}. La résistance dissipe PR=(E−UZ)iZ≃0,144 WP_R=(E-U_Z)i_Z\simeq0{,}144\,\mathrm{W}. La somme retrouve approximativement la puissance fournie par la source, EiZ≃0,251 WEi_Z\simeq0{,}251\,\mathrm{W}.

Question 3 — Déterminer la limite d’alimentation. Dans le régime Zener, PZ=UZ(E−UZ)/RP_Z=U_Z(E-U_Z)/R croît avec EE. On impose PZ≤PZ,max⁡P_Z\leq P_{Z,\max} et l’on isole la tension d’alimentation : E≤UZ+RPZ,max⁡/UZ≃21,3 VE\leq U_Z+RP_{Z,\max}/U_Z\simeq21{,}3\,\mathrm{V}. Cette extrapolation reste dans le modèle annoncé ; sur la plage initiale limitée à 12 V12\,\mathrm{V}, la contrainte est satisfaite.

Exercice 7 — Zener affine, charge et équivalent de Thévenin

Modèle affine de Zener avec chargeLa source E alimente la résistance Rs en série, puis un nœud de sortie. Une diode Zener relie ce nœud à la masse, cathode en haut et anode en bas. Un résistance de charge RL est branché en parallèle sur la Zener.
La Zener est en dérivation avec la charge ; sa cathode est au nœud positif.

On fait varier EE entre 00 et 14 V14\,\mathrm{V}, avec Rs=220 ΩR_s=220\,\Omega et RL=1,0 kΩR_L=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. La Zener est bloquée pour iZ=0i_Z=0 et us≤UZ0=5,0 Vu_s\leq U_{Z0}=5{,}0\,\mathrm{V} ; en régime Zener, us=UZ0+rZiZu_s=U_{Z0}+r_Zi_Z avec rZ=20 Ωr_Z=20\,\Omega et iZ>0i_Z>0. On néglige sa conduction directe et sa puissance admissible est 0,20 W0{,}20\,\mathrm{W}.

  1. Déterminer l’équivalent de Thévenin du réseau formé par EE, RsR_s et RLR_L, vu des bornes de la Zener. Trouver la valeur de EE à partir de laquelle la Zener conduit.
  2. Établir iZ(E)i_Z(E) et us(E)u_s(E) par morceaux sur la plage donnée, puis représenter la caractéristique de sortie.
  3. Pour E=12 VE=12\,\mathrm{V}, calculer iZi_Z, usu_s et le courant dans RLR_L. Vérifier la loi des nœuds.
  4. Calculer la puissance Zener dans le cas le plus défavorable de la plage et vérifier la limite annoncée.
Correction de l’exercice 7

Question 1 — Trouver le seuil. On retire d’abord la Zener pour regarder le réseau qui l’alimente. Le courant de la source traverse alors RsR_s et RLR_L, qui forment un diviseur de tension. La tension à vide entre SS et la masse vaut ETh=ERL/(Rs+RL)=(1000/1220)EE_{\mathrm{Th}}=ER_L/(R_s+R_L)=(1000/1220)E. Si l’on court-circuite ensuite la source idéale de tension, RsR_s et RLR_L se retrouvent en parallèle : RTh=RsRL/(Rs+RL)≃180,3 ΩR_{\mathrm{Th}}=R_sR_L/(R_s+R_L)\simeq180{,}3\,\Omega. Tant que la Zener est bloquée, us=EThu_s=E_{\mathrm{Th}}. Elle atteint son seuil lorsque ETh=UZ0E_{\mathrm{Th}}=U_{Z0}, ce qui correspond à E0=UZ0(Rs+RL)/RL=6,10 VE_0=U_{Z0}(R_s+R_L)/R_L=6{,}10\,\mathrm{V}.

Question 2 — Relier le courant et la sortie à EE. Lorsque E≤E0E\leq E_0, la Zener est ouverte : iZ=0i_Z=0 et us=EThu_s=E_{\mathrm{Th}}. Au-dessus du seuil, l’équivalent de Thévenin alimente la source UZ0U_{Z0} et la résistance rZr_Z en série. La loi des mailles donne ETh=RThiZ+UZ0+rZiZE_{\mathrm{Th}}=R_{\mathrm{Th}}i_Z+U_{Z0}+r_Zi_Z, d’où

iZ(E)={0,0≤E≤E0,ETh−UZ0RTh+rZ,E>E0,us(E)={ETh,0≤E≤E0,UZ0+rZiZ(E),E>E0.i_Z(E)=\begin{cases}0,&0\leq E\leq E_0,\\[2pt]\dfrac{E_{\mathrm{Th}}-U_{Z0}}{R_{\mathrm{Th}}+r_Z},&E>E_0,\end{cases}\qquad u_s(E)=\begin{cases}E_{\mathrm{Th}},&0\leq E\leq E_0,\\[2pt]U_{Z0}+r_Zi_Z(E),&E>E_0.\end{cases}

Le courant calculé est bien positif au-dessus de E0E_0. Au seuil, il tend vers zéro et les deux expressions de usu_s donnent 5,0 V5{,}0\,\mathrm{V} : la caractéristique est continue. La résistance dynamique explique que la tension régulée augmente encore légèrement avec EE.

Caractéristique avec Zener affine et chargeLa sortie suit d’abord le diviseur de tension. Lorsque E atteint 6,1 volts, la Zener entre en conduction à 5 volts de sortie ; ensuite la tension continue de croître légèrement et atteint environ 5,65 volts pour E égal à 14 volts.us (V)E (V)
La pente résiduelle après le seuil vient de la résistance dynamique de la Zener.

Question 3 — Vérifier les courants. À E=12 VE=12\,\mathrm{V}, ETh≃9,836 VE_{\mathrm{Th}}\simeq9{,}836\,\mathrm{V} et iZ=(9,836−5,0)/(180,3+20)≃24,14 mAi_Z=(9{,}836-5{,}0)/(180{,}3+20)\simeq24{,}14\,\mathrm{mA}. La sortie vaut us=5,0+20iZ≃5,483 Vu_s=5{,}0+20i_Z\simeq5{,}483\,\mathrm{V}, puis iL=us/RL≃5,483 mAi_L=u_s/R_L\simeq5{,}483\,\mathrm{mA}. Le courant dans RsR_s est (12−us)/220≃29,62 mA(12-u_s)/220\simeq29{,}62\,\mathrm{mA}, égal à iZ+iLi_Z+i_L à l’arrondi près.

Question 4 — Contrôler la puissance. Le courant iZi_Z augmente avec EE et us=UZ0+rZiZu_s=U_{Z0}+r_Zi_Z augmente aussi. Leur produit est donc maximal à E=14 VE=14\,\mathrm{V}. On obtient iZ≃32,32 mAi_Z\simeq32{,}32\,\mathrm{mA}, us≃5,646 Vu_s\simeq5{,}646\,\mathrm{V} et PZ=usiZ≃0,183 WP_Z=u_si_Z\simeq0{,}183\,\mathrm{W}. Cette valeur reste inférieure à la limite de 0,20 W0{,}20\,\mathrm{W} dans le modèle annoncé.

Exercice 8 — Régulation malgré les variations de charge

Régulation Zener avec chargeLa source E alimente la résistance Rs en série, puis un nœud de sortie. Une diode Zener relie ce nœud à la masse, cathode en haut et anode en bas. Un résistance de charge RL est branché en parallèle sur la Zener.
La Zener est en dérivation avec la charge ; sa cathode est au nœud positif.

On utilise le modèle Zener à tension constante UZ=5,1 VU_Z=5{,}1\,\mathrm{V}. L’alimentation varie de 8,08{,}0 à 14,0 V14{,}0\,\mathrm{V} et la charge RLR_L de 470 Ω470\,\Omega à une valeur arbitrairement grande, y compris une charge débranchée. On exige IZ,min⁡=5,0 mAI_{Z,\min}=5{,}0\,\mathrm{mA} et PZ,max⁡=0,30 WP_{Z,\max}=0{,}30\,\mathrm{W}. La valeur de RsR_s reste à choisir.

  1. Écrire les deux contraintes qui garantissent la régulation et la puissance admissible pour toutes les valeurs de EE et RLR_L.
  2. En déduire l’intervalle de valeurs autorisées pour RsR_s.
  3. Vérifier le choix Rs=180 ΩR_s=180\,\Omega aux deux situations les plus défavorables.
Correction de l’exercice 8

Question 1 — Identifier les deux cas défavorables. En régime Zener, la tension de sortie vaut UZU_Z et la loi des nœuds donne iZ=(E−UZ)/Rs−UZ/RLi_Z=(E-U_Z)/R_s-U_Z/R_L. Le courant Zener baisse lorsque EE diminue ou lorsque la charge demande davantage de courant. Son minimum se produit donc pour E=8,0 VE=8{,}0\,\mathrm{V} et RL=470 ΩR_L=470\,\Omega ; il doit rester au moins égal à IZ,min⁡I_{Z,\min}. À l’inverse, le courant Zener et sa puissance sont maximaux pour E=14,0 VE=14{,}0\,\mathrm{V} et une charge débranchée, qui ne prélève aucun courant.

Question 2 — Encadrer la résistance série. La première situation impose

8,0−5,1Rs−5,1470≥5,0×10−3 A,Rs≤2,90,005+5,1/470≃183 Ω.\frac{8{,}0-5{,}1}{R_s}-\frac{5{,}1}{470}\geq5{,}0\times10^{-3}\,\mathrm{A},\qquad R_s\leq\frac{2{,}9}{0{,}005+5{,}1/470}\simeq183\,\Omega.

La seconde impose

UZ14,0−UZRs≤0,30 W,Rs≥5,1(14,0−5,1)0,30≃151 Ω.U_Z\frac{14{,}0-U_Z}{R_s}\leq0{,}30\,\mathrm{W},\qquad R_s\geq\frac{5{,}1(14{,}0-5{,}1)}{0{,}30}\simeq151\,\Omega.

Il faut satisfaire les deux bornes simultanément : environ 151 Ω≤Rs≤183 Ω151\,\Omega\leq R_s\leq183\,\Omega. Cette plage n’est pas vide, le cahier des charges est donc réalisable dans le modèle.

Question 3 — Vérifier 180 Ω180\,\Omega. Avec l’alimentation minimale et la charge maximale, iZ=2,9/180−5,1/470≃5,26 mAi_Z=2{,}9/180-5{,}1/470\simeq5{,}26\,\mathrm{mA}, juste au-dessus du minimum demandé. Avec l’alimentation maximale et la charge débranchée, iZ=8,9/180≃49,4 mAi_Z=8{,}9/180\simeq49{,}4\,\mathrm{mA}, d’où PZ=5,1×8,9/180≃0,252 W<0,30 WP_Z=5{,}1\times8{,}9/180\simeq0{,}252\,\mathrm{W}<0{,}30\,\mathrm{W}. Comme ces deux cas bornent tous les autres, le choix respecte à la fois la régulation et la limite de puissance sur toute la plage.

Niveau 5 — Étudier un montage à plusieurs régimes

Exercice 9 — Écrêtage avec deux Zener opposées

Écrêteur à deux Zener en sérieLa source sinusoïdale alimente une résistance R puis la sortie S. Deux diodes Zener sont placées en série entre S et la masse, leurs anodes reliées au point central. La cathode de la première est en haut, celle de la seconde en bas.
La Zener polarisée en inverse et celle polarisée en direct conduisent ensemble au-delà du seuil d’écrêtage.

La source délivre e(t)=12sin⁡(ωt) Ve(t)=12\sin(\omega t)\,\mathrm{V} et R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. Chaque Zener présente un seuil direct UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V} et un seuil inverse UZ=5,1 VU_Z=5{,}1\,\mathrm{V}. On suppose que la branche ne conduit que lorsqu’une Zener est en direct et l’autre en inverse. Aucune charge supplémentaire n’est branchée sur la sortie.

  1. Déterminer la tension d’écrêtage UcU_c et la caractéristique us(e)u_s(e).
  2. Calculer le courant maximal en valeur absolue dans la branche des Zener.
  3. Calculer la puissance instantanée maximale dissipée par la Zener polarisée en inverse. Préciser la limite de ce calcul pour un dimensionnement réel.
Correction de l’exercice 9

Question 1 — Déterminer l’écrêtage. Pour une entrée positive assez grande, la Zener côté SS conduit en inverse et l’autre en direct. Les deux tensions de seuil s’additionnent : Uc=UZ+UD=5,8 VU_c=U_Z+U_D=5{,}8\,\mathrm{V} et us=+Ucu_s=+U_c. Pour une entrée négative, les rôles s’inversent et us=−Ucu_s=-U_c. Entre ces limites, la branche est ouverte, donc le courant dans RR est nul et us=eu_s=e. Ainsi

us(e)={−Uc,e<−Uc,e,−Uc≤e≤Uc,Uc,e>Uc.u_s(e)=\begin{cases}-U_c,&e<-U_c,\\ e,&-U_c\leq e\leq U_c,\\ U_c,&e>U_c.\end{cases}

Caractéristique de l’écrêteur à deux ZenerLa sortie vaut moins 5,8 volts en dessous de moins 5,8 volts d’entrée, suit l’entrée entre moins et plus 5,8 volts, puis vaut plus 5,8 volts.us (V)e (V)
Chaque seuil combine 5,1 V en inverse et 0,70 V en direct, soit ±5,8 V.

Question 2 — Chercher le courant maximal. En conduction, la résistance reçoit la différence ∣e∣−Uc|e|-U_c, donc ∣i∣=(∣e∣−Uc)/R|i|=(|e|-U_c)/R. Cette quantité augmente avec ∣e∣|e| et atteint son maximum aux crêtes de la source : ∣i∣max⁡=(12−5,8)/1,0 kΩ=6,2 mA|i|_{\max}=(12-5{,}8)/1{,}0\,\mathrm{k\Omega}=6{,}2\,\mathrm{mA}. Dans la zone centrale, la branche ouverte porte un courant nul.

Question 3 — Évaluer la puissance de la Zener inverse. Son seuil inverse vaut UZU_Z pendant la conduction. Sa puissance instantanée maximale est donc pZ,max⁡=UZ∣i∣max⁡=5,1×6,2 mW≃31,6 mWp_{Z,\max}=U_Z|i|_{\max}=5{,}1\times6{,}2\,\mathrm{mW}\simeq31{,}6\,\mathrm{mW}. Ce résultat décrit la crête dans le modèle à seuils constants. Pour choisir un composant, il faut aussi considérer sa puissance admissible, les tolérances et les conditions thermiques.

Exercice 10 — Mise sous tension d’une référence Zener

Charge d’un condensateur avec ZenerLa source E alimente la résistance R en série, puis un nœud de sortie. Une diode Zener relie ce nœud à la masse, cathode en haut et anode en bas. Un condensateur C est branché en parallèle sur la Zener.
La Zener est en dérivation avec le condensateur ; sa cathode est au nœud positif.

À t=0t=0, la source idéale passe de 00 à E=12,0 VE=12{,}0\,\mathrm{V}. On prend R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega} et C=100 μFC=100\,\mathrm{\mu F}, initialement déchargé. La Zener idéale est ouverte pour us<UZ=5,1 Vu_s<U_Z=5{,}1\,\mathrm{V}, puis fixe us=UZu_s=U_Z. On néglige toute charge supplémentaire.

  1. Déterminer us(t)u_s(t) avant l’entrée en régime Zener.
  2. Trouver la date tZt_Z de ce changement de régime.
  3. Déterminer us(t)u_s(t) et le courant Zener pour t≥tZt\geq t_Z. Vérifier la continuité de la tension du condensateur et calculer l’énergie qu’il stocke ensuite.
Correction de l’exercice 10

Question 1 — Résoudre la charge initiale. Tant que la Zener est ouverte, tout le courant de la résistance charge le condensateur. La loi des nœuds donne C dus/dt=(E−us)/RC\,\mathrm du_s/\mathrm dt=(E-u_s)/R, avec us(0)=0u_s(0)=0. L’équation du premier ordre conduit à

us(t)=E(1−e−t/(RC)),0≤t<tZ.u_s(t)=E\bigl(1-\mathrm e^{-t/(RC)}\bigr),\qquad 0\leq t<t_Z.

Cette expression augmente vers E=12 VE=12\,\mathrm{V} ; elle rencontre donc nécessairement le seuil UZ=5,1 VU_Z=5{,}1\,\mathrm{V}.

Question 2 — Trouver le changement de régime. On pose us(tZ)=UZu_s(t_Z)=U_Z dans la solution précédente et l’on isole tZt_Z :

tZ=−RCln⁡(1−UZE)=−0,100ln⁡(0,575) s≃55,3 ms.t_Z=-RC\ln\left(1-\frac{U_Z}{E}\right)=-0{,}100\ln(0{,}575)\,\mathrm{s}\simeq55{,}3\,\mathrm{ms}.

Mise sous tension de la référence ZenerLa sortie part de zéro, augmente exponentiellement jusqu’à 5,1 volts à environ 55,3 millisecondes, puis reste constante à 5,1 volts.us (V)t (ms)
Le palier débute vers 55,3 ms ; la tension du condensateur reste continue.

Question 3 — Étudier la suite et vérifier la continuité. Dès tZt_Z, la Zener fixe us=5,1 Vu_s=5{,}1\,\mathrm{V}. La limite de la solution de charge vaut elle aussi UZU_Z à cette date : la tension du condensateur reste continue. Après le basculement, dus/dt=0\mathrm du_s/\mathrm dt=0, donc iC=0i_C=0 et tout le courant de RR traverse la Zener : iZ=(E−UZ)/R=6,9 mA>0i_Z=(E-U_Z)/R=6{,}9\,\mathrm{mA}>0. Le condensateur stocke alors WC=CUZ2/2≃1,30 mJW_C=CU_Z^2/2\simeq1{,}30\,\mathrm{mJ}. Dans ce modèle idéal, le courant Zener peut sauter de zéro à 6,9 mA6{,}9\,\mathrm{mA} au seuil, alors que la tension du condensateur ne saute pas.

Niveau 6 — Pont redresseur à quatre diodes

Exercice 11 — Redressement double alternance idéal

Pont redresseur à quatre diodesPont de quatre diodes. La source alternative e(t) est branchée entre les nœuds latéraux A et B. D1 relie A à la sortie positive, D2 relie B à la sortie positive, D3 relie la sortie négative à A et D4 relie la sortie négative à B. Les diodes conduisent de leur anode vers leur cathode. La résistance de charge est entre les sorties positive et négative.
Pont de Graetz : deux diodes conduisent pendant chaque alternance.

La source délivre e(t)=Emsin⁡(ωt)e(t)=E_m\sin(\omega t) avec Em=12 VE_m=12\,\mathrm{V}. Les quatre diodes sont idéales et RL=1,0 kΩR_L=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. Pour les deux bornes alternatives AA et BB repérées sur le schéma, on pose e=VA−VBe=V_A-V_B.

  1. Pour chaque signe de ee, identifier les deux diodes passantes et suivre le trajet du courant dans la charge.
  2. Établir us(t)u_s(t) puis calculer sa valeur moyenne et sa valeur efficace.
  3. Déterminer la puissance moyenne reçue par RLR_L et la valeur maximale du courant de charge.
Correction de l’exercice 11

Question 1 — Suivre les deux trajets. Lorsque e>0e>0, le point AA est au potentiel le plus élevé. Le courant emprunte alors D1D_1, descend dans RLR_L, puis revient vers BB par D4D_4. Lorsque e<0e<0, BB devient le point haut : le trajet passe par D2D_2, descend encore dans RLR_L, puis revient vers AA par D3D_3. Dans les deux cas, le courant traverse la charge dans le même sens. Il s’annule aux passages de ee par zéro.

Question 2 — Établir la tension et ses valeurs caractéristiques. Les diodes étant idéales, aucune tension n’est perdue dans la paire passante. La charge reçoit donc la valeur absolue de la tension d’entrée :

us(t)=∣e(t)∣=Em∣sin⁡(ωt)∣.u_s(t)=|e(t)|=E_m|\sin(\omega t)|.

Redressement double alternance idéalLa source est sinusoïdale entre moins 12 et plus 12 volts. La sortie est toujours positive et forme deux demi-sinusoïdes positives par période de la source.tension (V)θ = ωt (rad)
Le pont idéal transforme les deux alternances en une tension de même polarité ; l’entrée est en pointillés.

La sortie présente deux bosses positives pendant une période de la source. En intégrant sur 0≤θ=ωt≤2π0\leq\theta=\omega t\leq2\pi, on obtient la moyenne 2Em/π2E_m/\pi. Le carré de ∣sin⁡θ∣|\sin\theta| est celui de sin⁡θ\sin\theta, ce qui donne la même valeur efficace qu’une sinusoïde de crête EmE_m :

⟨us⟩=2Emπ=24π V≃7,64 V,Us,eff=Em2≃8,49 V.\langle u_s\rangle=\frac{2E_m}{\pi}=\frac{24}{\pi}\,\mathrm{V}\simeq7{,}64\,\mathrm{V},\qquad U_{s,\mathrm{eff}}=\frac{E_m}{\sqrt2}\simeq8{,}49\,\mathrm{V}.

Question 3 — Calculer la puissance et le courant de crête. La charge est résistive : sa puissance moyenne vaut PL=Us,eff2/RL=72 mWP_L=U_{s,\mathrm{eff}}^2/R_L=72\,\mathrm{mW}. Le maximum de usu_s est Em=12 VE_m=12\,\mathrm{V} ; la loi d’Ohm donne donc iL,max⁡=Em/RL=12 mAi_{L,\max}=E_m/R_L=12\,\mathrm{mA}.

Exercice 12 — Influence du seuil des quatre diodes

Pont redresseur avec seuils directsPont de quatre diodes. La source alternative e(t) est branchée entre les nœuds latéraux A et B. D1 relie A à la sortie positive, D2 relie B à la sortie positive, D3 relie la sortie négative à A et D4 relie la sortie négative à B. Les diodes conduisent de leur anode vers leur cathode. La résistance de charge est entre les sorties positive et négative.
Pont de Graetz : deux diodes conduisent pendant chaque alternance.

On conserve Em=12 VE_m=12\,\mathrm{V} et RL=1,0 kΩR_L=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. Chaque diode présente une chute de tension constante UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V} lorsqu’elle conduit et un courant nul lorsqu’elle bloque. Il n’y a pas de condensateur.

  1. Déterminer l’expression de us(t)u_s(t) et l’angle α∈[0;π/2]\alpha\in[0;\pi/2] à partir duquel une paire de diodes conduit pendant une demi-période.
  2. Calculer la valeur moyenne de usu_s sur une période.
  3. En déduire la puissance moyenne dissipée par l’ensemble des quatre diodes. On précisera pourquoi chaque diode ne conduit que pendant une demi-période sur deux.
Correction de l’exercice 12

Question 1 — Identifier la zone de conduction. Le courant traverse toujours deux diodes du pont en série avec la charge. Tant que ∣e∣≤2UD=1,4 V|e|\leq2U_D=1{,}4\,\mathrm{V}, aucune paire ne peut conduire et us=0u_s=0. Au-delà, les deux diodes absorbent ensemble 2UD2U_D ; la charge reçoit le reste :

us(t)=max⁡(0,∣Emsin⁡(ωt)∣−2UD).u_s(t)=\max\bigl(0,|E_m\sin(\omega t)|-2U_D\bigr).

Redressement double alternance avec seuilsLa valeur absolue de l’entrée atteint 12 volts aux sommets. La sortie reste nulle tant que cette valeur est inférieure ou égale à 1,4 volt, puis vaut la valeur absolue de l’entrée diminuée de 1,4 volt.tension (V)θ = ωt (rad)
Deux diodes conduisent à la fois : la sortie présente une zone nulle autour de chaque passage par zéro et culmine à 10,6 V.

Sur chaque demi-période, la paire conduit pour α<ωt<π−α\alpha<\omega t<\pi-\alpha (à un multiple de π\pi près). La frontière vérifie Emsin⁡α=2UDE_m\sin\alpha=2U_D, donc α=arcsin⁡(1,4/12)≃0,117 rad\alpha=\arcsin(1{,}4/12)\simeq0{,}117\,\mathrm{rad}, soit 6,70∘6{,}70^\circ.

Question 2 — Calculer la valeur moyenne. Le signal redressé se répète tous les π\pi radians. On intègre seulement sur la zone où la sortie n’est pas nulle, puis on divise par π\pi :

⟨us⟩=1π∫απ−α(Emsin⁡θ−2UD) dθ=2Emcos⁡α−2UD(π−2α)π≃6,29 V.\langle u_s\rangle=\frac1\pi\int_\alpha^{\pi-\alpha}(E_m\sin\theta-2U_D)\,\mathrm d\theta=\frac{2E_m\cos\alpha-2U_D(\pi-2\alpha)}{\pi}\simeq6{,}29\,\mathrm{V}.

Question 3 — Répartir la puissance dans le pont. La moyenne du courant de charge vaut ⟨iL⟩=⟨us⟩/RL≃6,29 mA\langle i_L\rangle=\langle u_s\rangle/R_L\simeq6{,}29\,\mathrm{mA}. À chaque instant conducteur, deux diodes portent ce courant et chacune dissipe UDiLU_Di_L. Même lorsque le pont bloque, cette expression totale reste valable avec iL=0i_L=0. Ainsi

PD,tot=2UD⟨iL⟩≃8,81 mW.P_{D,\mathrm{tot}}=2U_D\langle i_L\rangle\simeq8{,}81\,\mathrm{mW}.

Les paires (D1,D4)(D_1,D_4) et (D2,D3)(D_2,D_3) prennent le relais d’une demi-période à l’autre : chaque diode ne conduit que sur une alternance sur deux. Par symétrie, les quatre reçoivent la même puissance moyenne, soit PD,tot/4≃2,20 mWP_{D,\mathrm{tot}}/4\simeq2{,}20\,\mathrm{mW} par diode.

Niveau 7 — Analyser les signaux et dimensionner le filtrage

Exercice 13 — Harmoniques créées par un écrêtage

Écrêtage symétrique d’un signal périodiqueLa source sinusoïdale alimente une résistance R puis la sortie S. Deux diodes Zener sont placées en série entre S et la masse, leurs anodes reliées au point central. La cathode de la première est en haut, celle de la seconde en bas.
La Zener polarisée en inverse et celle polarisée en direct conduisent ensemble au-delà du seuil d’écrêtage.

La source délivre e(t)=Emsin⁡(2πft)e(t)=E_m\sin(2\pi f t) avec Em=10,0 VE_m=10{,}0\,\mathrm{V} et f=1,0 kHzf=1{,}0\,\mathrm{kHz} ; on prend R=1,0 kΩR=1{,}0\,\mathrm{k\Omega}. Chaque Zener a UZ=5,1 VU_Z=5{,}1\,\mathrm{V} en inverse et UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V} en direct. On pose Uc=UZ+UDU_c=U_Z+U_D et l’on néglige toute charge extérieure ainsi que la dépendance des seuils au courant.

  1. Écrire us(t)u_s(t) par morceaux sur le quart de période 0≤θ=2πft≤π/20\leq\theta=2\pi f t\leq\pi/2, avec α=arcsin⁡(Uc/Em)\alpha=\arcsin(U_c/E_m).
  2. Déterminer la fraction de la période pendant laquelle le signal est écrêté, puis expliquer pourquoi les harmoniques paires sont absentes de ce modèle.
  3. En posant us(θ)=∑n≥1bnsin⁡(nθ)u_s(\theta)=\sum_{n\geq1}b_n\sin(n\theta), calculer les amplitudes b1b_1 et b3b_3, puis leur rapport b3/b1b_3/b_1.
Correction de l’exercice 13

Question 1 — Décrire un quart de période. Le seuil vaut Uc=5,8 VU_c=5{,}8\,\mathrm{V}. La sinusoïde l’atteint à α=arcsin⁡(Uc/Em)=arcsin⁡(0,58)≃0,619 rad\alpha=\arcsin(U_c/E_m)=\arcsin(0{,}58)\simeq0{,}619\,\mathrm{rad}. Avant α\alpha, les Zener ne conduisent pas et la sortie suit l’entrée. Ensuite, elle reste au palier UcU_c jusqu’au sommet :

us(θ)={Emsin⁡θ,0≤θ≤α,Uc,α<θ≤π/2.u_s(\theta)=\begin{cases}E_m\sin\theta,&0\leq\theta\leq\alpha,\\U_c,&\alpha<\theta\leq\pi/2.\end{cases}

Écrêtage symétrique d’une sinusoïdeLa source oscille entre moins 10 et plus 10 volts. La sortie suit la source près des passages par zéro, puis présente des paliers à plus et moins 5,8 volts.tension (V)θ = 2πft (rad)
Les deux sommets sont écrêtés à ±5,8 V ; l’entrée non écrêtée est en pointillés.

Question 2 — Mesurer le temps écrêté et exploiter la symétrie. Sur une demi-période de longueur π\pi, le palier s’étend de α\alpha à π−α\pi-\alpha, soit π−2α\pi-2\alpha. Le même intervalle apparaît sur l’autre demi-période ; la fraction écrêtée est donc 2(π−2α)/(2π)=1−2α/π≃0,6062(\pi-2\alpha)/(2\pi)=1-2\alpha/\pi\simeq0{,}606, soit 60,6 %60{,}6\,\%. De plus, us(θ+π)=−us(θ)u_s(\theta+\pi)=-u_s(\theta) : les deux demi-périodes ont la même forme avec des signes opposés. Leurs contributions aux harmoniques paires se compensent.

Question 3 — Calculer les deux amplitudes. Le signal étant impair, on ne cherche que les coefficients sinus. La symétrie de quart de période donne, pour nn impair, bn=4π∫0π/2us(θ)sin⁡(nθ) dθb_n=\frac4\pi\int_0^{\pi/2}u_s(\theta)\sin(n\theta)\,\mathrm d\theta. On coupe cette intégrale à α\alpha : la première partie contient Emsin⁡θE_m\sin\theta, la seconde le palier UcU_c. Pour n=1n=1, cela donne

b1=4π[Em(α2−sin⁡(2α)4)+Uccos⁡α]≃6,95 V.b_1=\frac4\pi\left[E_m\left(\frac\alpha2-\frac{\sin(2\alpha)}4\right)+U_c\cos\alpha\right]\simeq6{,}95\,\mathrm{V}.

Pour n=3n=3, on transforme le produit des sinus avec sin⁡θsin⁡(3θ)=[cos⁡(2θ)−cos⁡(4θ)]/2\sin\theta\sin(3\theta)=[\cos(2\theta)-\cos(4\theta)]/2, puis on intègre le palier séparément :

b3=4π[Em(sin⁡(2α)4−sin⁡(4α)8)+Uccos⁡(3α)3]≃1,33 V.b_3=\frac4\pi\left[E_m\left(\frac{\sin(2\alpha)}4-\frac{\sin(4\alpha)}8\right)+\frac{U_c\cos(3\alpha)}3\right]\simeq1{,}33\,\mathrm{V}.

Le rapport vaut b3/b1≃0,192b_3/b_1\simeq0{,}192 : l’amplitude de l’harmonique de rang 3 représente environ 19 %19\,\% de celle du fondamental dans le modèle retenu.

Exercice 14 — Filtrage d’un pont redresseur

Pont redresseur avec condensateur de filtragePont de quatre diodes. La source alternative e(t) est branchée entre les nœuds latéraux A et B. D1 relie A à la sortie positive, D2 relie B à la sortie positive, D3 relie la sortie négative à A et D4 relie la sortie négative à B. Les diodes conduisent de leur anode vers leur cathode. La résistance de charge est entre les sorties positive et négative. Un condensateur est en parallèle avec la charge.
Pont de Graetz : quatre diodes, charge et condensateur de filtrage.

La source alternative isolée a une valeur efficace de 12,0 V12{,}0\,\mathrm{V} et une fréquence f=50 Hzf=50\,\mathrm{Hz}. Chaque diode passante présente UD=0,70 VU_D=0{,}70\,\mathrm{V}. La résistance de charge vaut RL=200 ΩR_L=200\,\Omega ; la capacité CC sera précisée selon la question. On étudie le régime périodique établi.

On adopte l’approximation suivante : le condensateur se recharge rapidement près de chaque maximum redressé jusqu’à Vp=122−2UDV_p=12\sqrt2-2U_D ; entre deux recharges, sa tension décroît presque linéairement de ΔV\Delta V. On prend ⟨us⟩≃Vp−ΔV/2\langle u_s\rangle\simeq V_p-\Delta V/2 et IL≃⟨us⟩/RLI_L\simeq\langle u_s\rangle/R_L.

  1. Établir la fréquence de l’ondulation et exprimer ΔV\Delta V en fonction de ILI_L, ff et CC.
  2. Pour C=1 000 μFC=1\,000\,\mathrm{\mu F}, calculer de façon cohérente ΔV\Delta V, ⟨us⟩\langle u_s\rangle et le courant moyen de charge.
  3. Déterminer la capacité minimale qui limite l’ondulation à 0,50 V0{,}50\,\mathrm{V} dans ce modèle. Parmi 1 0001\,000, 1 5001\,500 et 2 200 μF2\,200\,\mathrm{\mu F}, choisir la plus petite valeur convenable.
  4. Expliquer à quel moment les diodes conduisent et pourquoi l’approximation ne permet pas de prévoir le courant de pointe dans le pont.
Correction de l’exercice 14

Question 1 — Relier l’ondulation à la charge perdue. Le pont redresse les deux alternances : le condensateur se recharge près de deux maxima par période de la source. L’ondulation a donc la fréquence fr=2f=100 Hzf_r=2f=100\,\mathrm{Hz}. Entre deux recharges espacées d’environ 1/(2f)1/(2f), la charge fournit approximativement un courant ILI_L constant et perd la charge IL/(2f)I_L/(2f). Or cette perte vaut aussi CΔVC\Delta V, d’où

ΔV≃IL2fC≃⟨us⟩2fCRL,Vp=122−1,4≃15,57 V.\Delta V\simeq\frac{I_L}{2fC}\simeq\frac{\langle u_s\rangle}{2fCR_L},\qquad V_p=12\sqrt2-1{,}4\simeq15{,}57\,\mathrm{V}.

Question 2 — Résoudre les deux relations ensemble. Avec C=1,00 mFC=1{,}00\,\mathrm{mF}, on a 2fCRL=202fCR_L=20, donc ΔV≃⟨us⟩/20\Delta V\simeq\langle u_s\rangle/20. Il faut conserver cette dépendance lors du calcul : en la reportant dans ⟨us⟩≃Vp−ΔV/2\langle u_s\rangle\simeq V_p-\Delta V/2, on obtient ⟨us⟩(1+1/40)≃Vp\langle u_s\rangle(1+1/40)\simeq V_p, puis

⟨us⟩≃4041Vp≃15,19 V,ΔV≃0,760 V,IL≃75,9 mA.\langle u_s\rangle\simeq\frac{40}{41}V_p\simeq15{,}19\,\mathrm{V},\qquad\Delta V\simeq0{,}760\,\mathrm{V},\qquad I_L\simeq75{,}9\,\mathrm{mA}.

Ondulation après filtrage capacitifLa tension de sortie se recharge rapidement à environ 15,57 volts tous les 10 millisecondes, puis décroît presque linéairement jusqu’à environ 14,81 volts avant la recharge suivante.us (V)t (ms)
Tracé de l’approximation utilisée : recharge instantanée et décharge linéaire de 0,760 V toutes les 10 ms. La durée réelle de conduction n’est pas représentée.

Question 3 — Choisir le condensateur. À la limite demandée ΔV=0,50 V\Delta V=0{,}50\,\mathrm{V}, le modèle donne ⟨us⟩≃Vp−0,25 V\langle u_s\rangle\simeq V_p-0{,}25\,\mathrm{V}. La relation de la question 1 impose alors

C≥Vp−0,25 V2fRL(0,50 V)≃1,53 mF.C\geq\frac{V_p-0{,}25\,\mathrm{V}}{2fR_L(0{,}50\,\mathrm{V})}\simeq1{,}53\,\mathrm{mF}.

La valeur 1,50 mF1{,}50\,\mathrm{mF} reste légèrement insuffisante ; parmi les trois valeurs proposées, 2,20 mF2{,}20\,\mathrm{mF} est la plus petite convenable.

Question 4 — Situer la conduction et la limite du modèle. Entre les sommets de la tension redressée, le condensateur alimente la charge et les diodes bloquent. Elles conduisent de nouveau quand la tension redressée disponible dépasse celle du condensateur, près du sommet suivant. La relation de charge perdue donne l’ondulation, mais suppose une recharge rapide sans en calculer la durée ni tenir compte des résistances internes. Elle ne permet donc pas de déterminer le courant de pointe des diodes.

Sources